Niansogoni
et Outourou sont à 40 kms de Sindou,
chef lieu de la province de la Léraba
(535 kms de Ouagadougou).
Ces habitats troglodytes aujourd'hui en
ruine étaient habités par
les "wara", ethnie apparentée
au groupe Sénoufo.
Le terme "wara" en dioula
désigne "les panthères"
expression péjorative assimilant
ces populations à des sauvages. Ce
terme confirme néanmoins, leur présence
dans ces montagnes où ils se réfugièrent
à l'époque des guerres samoriennes
et tribales qui ensanglantaient la région.
Niansogoni en Sénoufo signifie «
entre les collines ». Le nom Wara
du village «kwomu»
(«10 familles») rappelle les
dix familles qui créèrent
le village.
Sécurité oblige, l’accès
au site et aux ruines troglodytes est assez
difficile, et demande trois quarts d'heure
d'ascension.
Les activités agricoles se déroulaient
évidemment dans la plaine fertine.
L’exiguïté de l’espace
disponible dans les falaises obligeait les
habitants à une occupation rationnelle
de cet espace. Les morts, par exemple, étaient
inhumés dans la plaine, dans des
caveaux familiaux.
Les derniers habitants de Niansoroni a abandonner
le site et à s'installer dans la
plaine le firent en 1980. Ceci explique
le bon état général
de ces habitats troglodytes et la présence
de vestiges qui nous permettent d'imaginer
ce fut la vie quotidienne des habitants:
jarres, greniers de forme ogivale superbement
décorés, divers ustensiles
et outillages (lames de houe, marmites,
des cors en fer…)
A Negueni, village voisin, une famille continue
toujours à vivre dans ces conditions.